La gestion du salaire pour un freelance

À l’inverse du salarié classique qui travaille dans une structure et qui perçoit un salaire tous les mois, le freelance indépendant porte plusieurs casquettes de travail. En effet, il offre des prestations de service à de multiples firmes et structures. C’est un Taux Journalier Moyen (TJM) qui définit son salaire en tant que travailleur indépendant. Son moyen de paiement est particulier et sa facturation tient compte de certains paramètres, d’où la nécessité de bien fixer le TJM.

Comment se verse un salaire en freelance ?

Le freelance n’est pas lié par un contrat de travail et ne dispose donc pas d’un CDD ou CDI. C’est un travailleur indépendant évoluant en tant qu’entrepreneur. Afin d’assurer la légalité dans le travail qu’il fait et surtout dans sa facturation, il doit créer son entreprise. Cette responsabilité implique nombre de charges fiscales et sociales à payer régulièrement. Les charges patronales, l’impôt sur le revenu, la TVA et autres, font partie des décaissements à faire pour assurer la survie juridique et administrative de l’entreprise.

Précisément pour cette raison, le montant facturé pour une prestation ne correspond pas automatiquement au salaire ni au bénéfice. Pour une prestation facturée à 1000 euros, les charges et autres dépenses seront débitées avant de laisser place au salaire en question. C’est un domaine de travail qui mérite des dispositions préalables, afin de jouir des avantages sans faire faillite. Un plan business et une étude du marché s’imposent alors pour réussir sa carrière de freelance. Ces deux éléments prennent en compte les réalités du marché, atouts et limites, mais surtout le Taux Journalier Moyen (TJM).

Qu’est-ce que le TJM

Le TJM et le TMH sont des indices de facturation du freelance. Le premier représente le Taux Journalier Moyen et correspond à la facturation par jour de travail. Il convient aux missions de prestation de longue durée. Dans votre TJM, il est important de prendre en compte les jours non facturables pour vous en sortir. Les weekends, jours de congés, moments de prospection du marché, jours d’indisponibilités liés à la santé, sont autant de moments d’inactivité. Ces derniers doivent être pris en compte dans la fixation du TJM pour vous assurer un salaire raisonnable.

Contrairement au TMJ qui prend en compte les jours de travail, le Taux Moyen Horaire (TMH) concerne les heures de travail. Pour des travaux ponctuels de courte durée, le TMH doit être fixé en conséquence. Dans l’espoir d’atteindre un TJM de 400 euros, il est nécessaire de travailler 7 heures par jour, soit un TMH de 57 euros.

Comment calculer son TJM ?

Ce processus permet de déterminer votre rémunération brute sur la base du TJM. Au cours du processus de calcul, les charges fiscales et administratives seront déduites du taux journalier moyen. À supposer que vous espériez gagner un salaire bruit de 4000 euros par mois (19 jours de travail), les frais professionnels seront évalués à 4400 euros, soit 10% du salaire. Les charges patronales représentent 1.54 du salaire, soit 4400 * 1.54 = 6776 euros. Le TJM correspond ainsi à 356 euros/jours soit le rapport des charges patronales par le nombre de jours de travail.

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